Mettons fin aux inégalités extrêmes 

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Aujourd’hui, un fort sentiment de colère contre les inégalités se fait entendre partout en France. L’aggravation de ces inégalités est devenue insupportable car elles enferment les plus pauvres dans la précarité sans perspective d’en sortir.

Alors que les chefs d’Etat et grandes fortunes se réunissent à Davos pour le Forum Economique Mondial, Oxfam révèle qu’en 2018, la fortune des milliardaires de la planète a augmenté de 12 % représentant un gain quotidien cumulé de 2,2 milliards d’euros, tandis que la richesse de la moitié la plus pauvre de la population mondiale - soit 3,8 milliards de personnes - a chuté de 11 %.

La France n’est pas à l’abri des inégalités extrêmes : en effet, 8 milliardaires français détiennent à eux seuls autant que les 30% les plus pauvres.

Nous demandons aux élu-e-s une grande loi contre les inégalités, basée sur un impôt plus juste, la lutte contre l’évasion fiscale et un partage réellement équitable des richesses créées dans les entreprises.

Les inégalités ne sont pas une fatalité.

Oxfam dénonce un système économique biaisé qui creuse non seulement les inégalités, mais empêche également des millions de personnes de sortir de la pauvreté. Dans le monde, aujourd’hui, près de 850 millions d’individus survivent dans l’extrême pauvreté avec moins de 1,9 $ par jour, sans accès à l’eau potable, à l’éducation, à la santé, et sans opportunité d’un avenir meilleur.

A l’extrême opposé, depuis une dizaine d’années, une élite d’ultra-riches a émergé. L’année 2017 a battu un record alarmant : le nombre de milliardaires dans le monde a connu sa plus forte hausse de l’histoire.

En France, les inégalités se creusent aussi : les 10 % les plus riches détiennent plus de la moitié des richesses nationales quand les 50 % les plus pauvres se partagent seulement 5 % du gâteau. La France est championne du monde du versement des dividendes à ses actionnaires et laisse les patrons du CAC 40 se rémunérer en moyenne 280 fois le Smic tandis que 14,3% de sa population vit sous le seuil de pauvreté avec un million de femmes travailleuses pauvres qui élèvent seules leurs enfants avec moins de 850 euros par mois.

Des scandales d’évasion fiscale tels que les Paradise Papers, les écarts de rémunérations au sein de grandes entreprises ou la réforme fiscale d’Emmanuel Macron, montrent que les responsables économiques et politiques ne sont pour l’instant pas décidé-e-s à s’attaquer sérieusement à cette injustice.

Contre les inégalités : pesons de tout notre poids !

Pour lutter contre les inégalités, des solutions existent pourtant et demandent une forte volonté, certes de la part des entreprises, mais surtout, des responsables politiques. Sans mesures fortes, la France verra ses citoyen-ne-s et petites entreprises payer la facture des pratiques irresponsables de grandes entreprises, dans un climat d’injustice et de stigmatisation des plus pauvres. Sans mesures fortes, comme le reconnaissent de plus en plus d’institutions comme le Fonds monétaire international (FMI) ou l’OCDE, cet accroissement continu des inégalités, in fine, portera atteinte à la croissance et à la prospérité économique de tou-te-s.

Face à l’indignation contre les inégalités, il est temps d’agir de tout notre poids pour peser et ré-équilibrer les choses. Pour cela, Oxfam s’adresse aux grandes entreprises pour leur demander de tourner le dos à des pratiques nocives : évasion fiscale, grands écarts salariaux, versement record de dividendes, et d’emprunter la voie d’une économie plus humaine et inclusive. Mais des mesures volontaristes ne suffiront pas à gagner le combat contre les inégalités. Des mesures publiques ambitieuses doivent être adoptées et s’imposer aux entreprises et aux contribuables.

C’est pourquoi, Oxfam mobilise des milliers de citoyens autour d’une demande prioritaire à Emmanuel Macron, au Gouvernement et aux parlementaires : adopter une loi contre les inégalités, au service de l’intérêt général (pour en savoir plus, rendez-vous ici). Cette loi reposerait sur trois piliers :

  1. Un partage réellement équitable des richesses créées au sein des entreprises, entre dirigeant-e-s, salarié-e-s et actionnaires, 

    notamment par un encadrement des écarts de salaires.

  2. La lutte contre l’évasion fiscale pour financer les services publics – comme l’éducation, la santé ou les transports - qui réduisent les inégalités
  3. La défense d’un impôt juste et progressif pour une redistribution équitable des richesses 

    qui demande aux plus aisés de contribuer à leur juste part